C'est à Rasiguères que j'ai pris connaissance du "programme" de mon adversaire de droite. Quelle surprise !
Soit il propose des choses qui existent déjà, soit il propose un nouveau comité de réflexion. La liste aujourd'hui s'allonge.
- comité cantonal des investissements et du développement durable,
- comité cantonal d'initiatives et de pilotage des actions économiques, sociales et culturelles,
- comité cantonal de réflexion sur les routes.
S'il est élu, nous allons passer six ans à réflléchir et à réinventer le fil à couper le beurre. Cette vision des choses montre aussi la méconnaissance voulue ou non, du
fonctionnement d'une institution comme le Conseil Général. Il y a des commissions qui travaillent : routes, éducation, social, ... et c'est dans ces commissions que sont débattus les projets et
préparées les propostions.
C'est de l'action dont ce canton a besoin, les difficultés sont connues. Notre équipe a émis un projet de 150 propositions dont nombreuses qui peuvent concerner
notre canton.
Il y a déjà 10 communes, 2 communautés de commune, un pays d'accueil AGLY VERDOUBLE, un pays de la vallée de l'Agly. C'est déjà compliqué. Mais certainement pas assez.. Alors le candidat de droite
en rajoute.
C'est E. FAURE qui disait que lorsqu'on avait pas de solution, on créait une commission. Là il ne s'agit pas de commission mais de comités, mais c'est du pareil au même. Quant au
concept nouveau de "Village cantonal" cela illustre parfaitement la vision de mon adversaire. Je crée un village dont je suis le chef et qui rassemble tous les autres villages. Dans ces
conditions on peut s'interroger sur l'identité des communes et les marges de manoeuvre des élus des conseils municipaux. Seront ils aux ordres ?
Curieuse conception de la démocratie républicaine.
L'élection cantonale n'a pas pour but de désigner le "chef du canton" mais bien de choisir un candidat qui sera dans une équipe départementale, majoritaire ou minoritaire.
J'appartiens à une équipe qui a dégagé une dynamique départementale et aujourd'hui notre territoire doit rester dans cette dynamique et ne pas s'isoler des majorités départementales et
régionales.
Durant la campagne présidentielle j'avais souvent évoqué l'impossibilité d'avoir Sarkozy et le maintien des 35 heures. Certains avaient cru que c'était possible. Le résultat aujourd'hui on le
connait.
Quant à la défense des Lycées agricoles du département c'est une véritable usurpation d'action que commet le maire de Tautavel que je n'ai pas eu l'occasion de voir
dans ce combat. C'est bien parceque les équipes pédagogiques, les élus de gauche au Conseil Régional et Général, les élèves et leuts parents, la profession se sont mobilisés que pour l'instant le
projet des amis du maire de Tautavel est provisoirement stoppé.
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