Peut-on, lorsque l'on aspire à représenter avec respect et dignité les habitants
du canton de La Tour de France, mener campagne sans un mot sur les problèmes
agricoles et la crise que traverse la filière viticole ?
J'ai beau parcourir le blog de mon principal adversaire, j'y vois, à ce jour, décliner les termes de racines, terroirs et ruralité, mais à ma grande surprise, aucun mot sur cette
viticulture, fer de lance du territoire.
Aucun mot, aucune proposition donc, aucun projet.
Est-ce parce que les amis de droite de M. Ilary, ceux-là même qui nous gouvernent depuis leurs bureaux parisiens n'ont de solutions à apporter au drame de viticulteurs que dans l'arrachage des
vignes ?
Ou est-ce simplement parce qu'il attend que nous exposions notre projet pour le reprendre intégralement à son compte comme il l' a déjà fait pour la crêche ?
Passons.
Concernant ce dossier, chacun sait dans ce département, l'opposition farouche du Président Bourquin à la politique d'arrachage.
Elu de ce canton, je poursuivrais dans cette voie, dans le cadre d'une politique volontariste de soutien à la filière viticole et dans le cadre de la politique d'aménagement de l'espace rural,
élaborée par le Conseil général et la SAFER.
Nous connaissons tous l'excellence des vins de notre terroir. Pour nous, dans ce
canton, ce sont d'abord les problèmes de commercialisation des filières de
production qui posent problème. Et toutes les communes du canton ne bénéficient
pas, comme à Tautavel, de l'attrait du musée, permettant le regroupement des
vignerons autour de ce site, dans l'attente des touristes, pour promouvoir leur
production.
Pour les viticulteurs de ce terroir, l'avenir passe par la création de circuits
courts, par l'obtention de labels de qualité. Il passe par la mise en place d'un
pôle de compétence pour l'export afin de dynamiser les exportations. Il passe
aussi par les groupements d'employeurs à vocation de commercialisation.
Les crédits sont là, si les électeurs valident mes projets.
Le président du Conseil régional est venu le rappeler, le 7 février dernier, à Estagel, en venant sur le terrain, soutenir ma campagne.
Il n'appartient qu'à vous de finaliser par vos voix, un tel projet.
Ce projet, je l'ai porté depuis que je suis élu à la Région. Je continuerai à le
défendre,comme je défendrai la réhabilitation et rénovation des bâtiments des
anciennes coopératives, sans parler de l'entreprise "route des vins", déjà mise
en place par la majorité sortante, expérience que nous souhaitons poursuivre et
perfectionner, tout cela, tout en demeurant vigilant quant aux mesures
susceptibles de maintenir et de moderniser les exploitations agricoles de notre
territoire.
Je fais ainsi, pour tous les viticulteurs de canton, et avec eux, le pari de
l'avenir, afin que chacun puisse tirer de son labeur, un revenu digne.
Il nous faut des racines mais aussi des ailes
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